Dans sa brochure, M. Fatta présente comme « prévisions de travaux » plusieurs interventions concernant notamment l’agrandissement des vestiaires, la création d’un local infirmerie, la sécurité autour du terrain et la rénovation de l’éclairage.
Il convient de préciser que plusieurs travaux aujourd’hui présentés comme des améliorations correspondent en réalité à des interventions nécessaires pour répondre aux exigences de sécurité, d’accessibilité et de fonctionnement du stade. Certaines de ces interventions sont nécessaires au maintien de son niveau de classement : leur non-réalisation pourrait entraîner un déclassement du stade, avec des conséquences sur les conditions dans lesquelles les rencontres peuvent y être organisées.
Il présente ces travaux comme relevant de sa propre initiative et comme de simples améliorations, alors qu’en réalité plusieurs d’entre eux sont obligatoires.
La délégation spéciale a d’ailleurs dû faire intervenir une entreprise sur l’installation électrique du stade. Il a notamment été constaté que certaines prises n’étaient pas reliées à la terre. Une telle situation pose un véritable problème de sécurité, la mise à la terre participant directement à la protection des personnes contre les risques électriques en cas de défaut de l’installation.
Par ailleurs, de nombreux aménagements récents du stade ont été réalisés directement par les bénévoles de l’OBRC, dont certains habitent également Bordères-sur-l’Échez et non par la municipalités : création d’un espace destiné aux feuilles de match, aménagement d’une salle de musculation, travaux de peinture dans les deux vestiaires, réfection du local très exigu réservé aux arbitres, ainsi qu’aménagement extérieur permettant l’accès aux personnes à mobilité réduite.
De plus, ce bâtiment a été construit et utilisé pendant plusieurs années en toute illégalité sans qu’aucun permis de construire n’ait été déposé.
Le permis a été déposé que le 12 mars 2026, sans que M. Fatta n’aille jusqu’au bout des démarches. De ce fait, aucun dossier d’autorisation recevant du public n’existait. Cette salle était ouverte dans la pure illégalité. C’est la délégation spéciale qui a dû reprendre le dossier et régulariser cette situation en date du 31 août 2026.
Ce ne sont pas de simples formalités administratives. Les règles applicables aux établissements recevant du public existent précisément pour protéger les personnes qui utilisent les lieux.